· Cité du Vatican ·

Appel de paix

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12 octobre 2021

Nous publions le texte de l’appel de paix signé par les participants à la rencontre, qui a été lu par une jeune afghane, Sabera Ahmadi, et remis à un groupe d’enfants.

Dans le monde, il y a de nombreuses guerres ouvertes, des menaces terroristes, des violences graves. L’utilisation de la force comme instrument de politique internationale est réhabilitée. Malheureusement, une génération qui a vécu la Seconde Guerre mondiale est en train de disparaître, et le souvenir de l’horreur de la guerre se perd. Les progrès significatifs vers une culture de la paix, qui ont conduit au développement d’une vision partagée du destin commun de l’humanité, sont remis en question.

Les gens souffrent. Les réfugiés souffrent de la guerre et des crises environnementales, des laissés-pour-compte, des faibles, des sans-défense souffrent. Souvent ce sont des femmes offensées et humiliées, des enfants sans enfants, des personnes âgées abandonnées. Les pauvres, souvent invisibles, participent aujourd’hui d’une manière particulière à notre rencontre: ils sont les premiers à invoquer la paix. Les écouter nous fait mieux comprendre la folie de tous les conflits et de la violence.

Les religions peuvent construire la paix et éduquer à la paix. Les religions ne peuvent pas être utilisées pour la guerre. Seule la paix est sainte, et que personne n’utilise le nom de Dieu pour bénir la terreur et la violence. Si vous voyez des guerres autour de vous, ne vous résignez pas! Les peuples aspirent à la paix. La fraternité entre les religions progresse, malgré les difficultés. Nous remercions tous les amis du dialogue dans le monde et leur disons: courage! L’avenir du monde dépend de ceci: que nous nous reconnaissions comme des frères. Les peuples ont un destin de frères sur la terre.

Le processus de désarmement, actuellement bloqué, doit être repris rapidement. Il faut mettre un terme au commerce des armes et à leur utilisation. Il faut faire progresser le désarmement nucléaire. La prolifération des armes nucléaires est une menace incroyable. La paix doit être faite. La paix, c’est aussi le respect de la planète, de la nature et des créatures. La destruction de l’environnement est due à l’arrogance d’un être humain qui se sent propriétaire. Un moi maître devient un moi prédateur, prêt à la domination et à la guerre.

Les peuples frères et la terre future sont inextricablement liés. La pandémie a montré combien les êtres humains sont dans la même barque, liés par des fils profonds. L’avenir n’appartient pas à l’homme du gaspillage et de l’exploitation, qui vit pour lui-même et ignore les autres. L’avenir appartient aux femmes et aux hommes solidaires et aux peuples frères. Que Dieu nous aide à reconstruire la famille humaine commune et à respecter notre mère la terre. Devant le Colisée, symbole de grandeur mais aussi de souffrance, réaffirmons avec la force de la foi que le nom de Dieu est paix.