· Cité du Vatican ·

Audience à la fondation Arché

Libérer les mères et les enfants des liens de la violence

cq5dam.thumbnail.cropped.500.281.jpeg
07 septembre 2021

«Vos communautés d’accueil sont un signe d’espérance» pour de nombreuses mères et enfants qui ont réussi à se libérer «des liens de la violence» et «de la maltraitance». C’est ce qu’a souligné le Pape François dans le discours adressé aux deux cents membres de la fondation Arché, reçus en audience dans la matinée du jeudi 2 septembre dans la salle Clémentine.

Chers frères et sœurs bonjour!

Merci d’être venu me raconter votre histoire, non seulement par des mots, mais avec des visages et votre présence.

Je remercie le père Giuseppe Bettoni pour son introduction, et surtout pour son travail au cours de ces trente années — mais tu as commencé à travailler à partir de la première communion? [le Pape rit, rires] — depuis qu’a commencé votre engagement à accueillir des mères avec leurs enfants. Vous l’avez appelé «Arché», ce qui renvoie à l’origine, au commencement, et nous savons qu’au commencement, il y a l’Amour, l’amour de Dieu. Tout ce qui est vie, tout ce qui est beau, bon et vrai vient de là, de Dieu qui est amour, tout comme la vie humaine vient du cœur et du sein d’une mère, et tout comme Jésus, qui est l’Amour fait homme, est venu du cœur et du ventre d'une Mère.

Et donc, dans cette logique, au départ, il y a les visages: pour vous, ce sont les visages de ces mères et de ces enfants que vous avez accueillis et aidés à se libérer des liens de la violence, de la maltraitance. Et aussi des femmes migrantes qui portent dans leur chair des expériences dramatiques.

Vos communautés accueillantes sont un signe d’espérance d’abord pour elles, pour ces femmes et pour leurs enfants. Mais elles le sont aussi pour vous-mêmes qui partagez votre vie avec eux; et pour les bénévoles, les jeunes gens et jeunes filles, les jeunes couples qui, dans ces communautés, font l’expérience du service non seulement pour les pauvres — une très bonne chose — mais, ce qui c’est mieux, avec les pauvres.

La Mère à l’Enfant est une icône très familière pour nous chrétiens. Pour vous, ce n’est pas resté seulement un beau petit tableau: vous l’avez traduit en une expérience concrète, faite d’histoires et de visages concrets. Cela signifie certainement des problèmes, des difficultés, des fatigues… Mais en même temps cela signifie joie, joie de voir que le partage ouvre des chemins de liberté, de renaissance, de dignité

Pour cela, je vous remercie, chers frères et sœurs, et je vous bénis afin que vous puissiez continuer aussi longtemps que le Seigneur le voudra. Je vous suis particulièrement reconnaissant, également au nom du diocèse de Rome, car je sais qu’après-demain, vous inaugurerez votre maison ici à Rome, une maison qui accueillera une nouvelle communauté. Qu’elle soit un lieu où se vit le style de Dieu, qui est proximité, tendresse et compassion. Et que la structure soit toujours au service des personnes, et non l’inverse.

Que l’Esprit Saint renouvelle toujours en vous la joie de l’Evangile et que la Vierge vous protège. S’il vous plaît, priez aussi pour moi. Merci!