· Cité du Vatican ·

Afghanistan

Que cesse le fracas des armes

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18 août 2021

A l’issue de la prière de l’Angelus, François a rejoint «la préoccupation unanime pour la situation en Afghanistan» où les talibans sont désormais entrés dans la capitale Kaboul. Il a dit sa préoccupation pour la situation du pays et a imploré que cesse le fracas des armes: «Je vous demande de prier avec moi le Dieu de la paix pour que cesse le fracas des armes et que des solutions soient trouvées à la table du dialogue. Ce n’est qu’ainsi que la population martyrisée de ce pays — hommes, femmes, personnes âgées et enfants — pourra rentrer chez elle et vivre en paix et en sécurité dans un respect mutuel total».

La progression des combattants dans le pays a été inexorable ces dernières semaines. L’évacuation du président Ashraf Ghani et des ressortissants étrangers a donné lieu à un intense ballet d’hélicoptères dans la journée de dimanche, les images de la chute de Kaboul rappelant celle de Saïgon en 1975, symbolisant une nouvelle déroute de l’armée américaine. Avec les capitulations de Mazar-i-Sharif et Jalalabad — la cinquième plus grande ville d’Afghanistan — le nombre de capitales provinciales tombées aux mains des talibans était passé à 26. La plupart des villes se sont rendues sans combattre.

Progressant à grande vitesse, les talibans ont réussi à contrôler tous les postes frontières d’Afghanistan et l’aéroport de Kaboul est resté le seul moyen de sortir du pays. Le ministre pakistanais de l’intérieur, sheikh Rashid Ahmed, a confirmé que les talibans avaient conquis le côté afghan du passage de Torkham, le dernier qui était resté sous le contrôle du gouvernement.

«Kaboul ne sera pas attaquée et la transition se fera de manière pacifique». C’est ce qu’a déclaré le ministre afghan de l’intérieur par intérim, Abdul Sattar Mirzakwal, dans une vidéo filmée par Tolo news. Le ministre avait assuré les habitants de Kaboul que les forces en exercice garantiraient la sécurité de la ville.

A ce jour, les talibans ont assuré qu’ils n’utiliseraient pas la force à Kaboul et qu’ils négociaient une transition du pouvoir, ouvrant la voie à une forme de collaboration avec des éléments de l’administration sor-
tante.

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