· Cité du Vatican ·

En prière pour la paix et la stabilité au Pays des cèdres

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02 juin 2021

Chers frères et sœurs, bonjour!

En cette fête où nous célébrons Dieu: le mystère d’un Dieu unique. Et ce Dieu est le Père et le Fils et le Saint-Esprit. Trois personnes, mais Dieu est un! Le Père est Dieu, le Fils est Dieu, l’Esprit est Dieu. Mais ce ne sont pas trois dieux: c’est un seul Dieu dans trois Personnes. C’est un mystère que Jésus Christ nous a révélé: la Sainte Trinité. Aujourd’hui, nous nous arrêtons pour célébrer ce mystère, parce que ces Personnes ne sont pas une adjectivation de Dieu, non. Ce sont des Personnes réelles, diverses, différentes; ce ne sont pas — comme le disait un philosophe — des «émanations de Dieu», non, non! Ce sont des Personnes. Il y a le Père, que je prie avec le Notre Père; il y a le Fils, qui m’a donné la rédemption, la justification; il y a l’Esprit Saint qui habite en nous et habite dans l’Eglise. Et cela parle à notre cœur, car nous le trouvons résumé dans cette expression de saint Jean qui synthétise toute la Révélation: «Dieu est amour» (1 Jn 4, 8, 16). Le Père est amour, le Fils est amour, l’Esprit Saint est amour. Et dans la mesure où il est amour, Dieu, tout en étant un et unique, n’est pas solitude mais communion, entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Parce que l’amour est essentiellement don de soi, et dans sa réalité originelle et infinie, il est Père qui se donne en engendrant le Fils, lequel se donne à son tour au Père et leur amour réciproque est l’Esprit Saint, lien de leur unité. Ce n’est pas facile à comprendre, mais nous pouvons vivre ce mystère, nous tous, nous pouvons le vivre profondément.

Ce mystère de la Trinité nous a été révélé par Jésus lui-même. Il nous a fait connaître le visage de Dieu en tant que Père miséricordieux; il s’est présenté Lui-même, vrai homme, comme Fils de Dieu et Verbe du Père, Sauveur qui donne sa vie pour nous; et il a parlé de l’Esprit Saint qui procède du Père et du Fils, Esprit de Vérité, Esprit Paraclet — dimanche dernier, nous avons parlé de ce terme «Paraclet» — c’est-à-dire Consolateur et Avocat. Et quand Jésus est apparu aux apôtres après la résurrection, Jésus les a envoyés évangéliser «tous les peuples, en les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit»
(Mt 28, 19).

La fête d’aujourd’hui nous fait donc contempler ce merveilleux mystère d’amour et de lumière dont nous provenons et vers lequel s’oriente notre chemin sur terre.

Dans l’annonce de l’Evangile et dans chaque forme de la mission chrétienne, on ne peut ignorer cette unité à laquelle Jésus appelle, entre nous, en suivant l’unité du Père, du Fils et de l’Esprit Saint: on ne peut ignorer cette unité. La beauté de l’Evangile demande à être vécue — l’unité — et témoignée dans la concorde entre nous, qui sommes si différents! Et j’ose dire que cette unité est essentielle pour le chrétien: ce n’est pas une attitude, une façon de parler, non, elle est essentielle, parce que c’est l’unité qui naît de l’amour, de la miséricorde de Dieu, de la justification de Jésus Christ et de la présence de l’Esprit Saint dans nos cœurs.

La Très Sainte Vierge Marie, dans sa simplicité et dans son humilité, reflète la Beauté de Dieu Un et Trine, parce qu’elle a pleinement accueilli Jésus dans sa vie. Qu’elle soutienne notre foi, qu’elle fasse de nous des adorateurs de Dieu et des serviteurs de nos frères.

A l’issue de l’Angelus, le Pape a ajouté les paroles suivantes:

Hier à Astorga, en Espagne, ont été béatifiées María Pilar Gullón Yturriaga, Octavia Iglesias Blanco et Olga Pérez-Monteserín Núñez. Ces trois femmes laïques courageuses, à l’imitation du Bon Samaritain, se sont consacrées à soigner les blessés de guerre sans les abandonner au moment du danger, elles ont pris des risques et ont été tuées en haine de la foi. Rendons grâce au Seigneur pour leur témoignage évangélique. Un applaudissement pour les nouvelles bienheureuses!

Le 1er juillet prochain, je rencontrerai au Vatican les principaux responsables des communautés chrétiennes présentes au Liban, pour une journée de réflexion sur la situation préoccupante du pays et pour prier ensemble pour le don de la paix et de la stabilité. Je confie cette intention à l’intercession de la Mère de Dieu, très vénérée au Sanctuaire de Harissa, et dès à présent, je vous demande d’accompagner la préparation de cet événement par la prière solidaire, en invoquant un avenir plus serein pour ce pays bien-aimé.

On célèbre aujourd’hui la journée mondiale de la sclérose en plaque et, en Italie, la journée nationale du secours. J’exprime ma reconnaissance pour ces événements; rappelons-nous que la proximité «est un baume précieux qui apporte soutien et réconfort à celui qui souffre dans la maladie» (Message pour la journée mondiale du malade 2021).

Ce matin, j’ai reçu un petit groupe de fidèles qui m’a apporté une traduction de la Bible entièrement dans leur dialecte. C’est un homme qui l’a faite: huit ans de travail! Ecrite, il y a huit volumes, entièrement en dialecte. Et cet homme, qui était présent, me disait qu’il lisait, priait et traduisait. Je voudrais remercier pour ce geste, et vous dire également encore une fois de lire la Bible, de lire la Parole de Dieu, pour y trouver la force de notre vie. Et également — et je me répète en cela — d’emporter toujours avec vous le Nouveau Testament, un Evangile de poche: dans votre sac, dans votre poche, pour pouvoir le lire à n’importe quel moment de la journée. Ainsi, nous trouverons Jésus dans l’Ecriture Sainte. Apprenons de l’exemple de cet homme qui pendant huit ans a travaillé pour comprendre cela. Et il me disait: «Je le faisais en priant».

Je vous salue tous de tout cœur, vous qui venez de Rome, d’Italie et d’autres pays. Je vois qu’il y a le Canada et la Colombie... Nous devons prier pour la Colombie! Et là, il y a également la Pologne, et ici d’autres pays... Je vous salue tous! Je souhaite à tous un bon dimanche. Et s’il vous plaît, n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir!