· Cité du Vatican ·

Messe des Rameaux

Le regard tourné vers la Croix pour recevoir la grâce de l’étonnement

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30 mars 2021

En ce début de Semaine Sainte, inaugurée par le dimanche des Rameaux et de la Passion, le Pape François a invité les fidèles à lever les yeux vers le Crucifié pour recevoir la grâce de l’étonnement. Sans elle, la vie chrétienne devient sourde, incapable de s’émouvoir de l’amour gratuit et inouï de Dieu.

Passer de la joie d’accueillir Jésus qui entre à Jérusalem à la douleur de le voir condamné et crucifié: la liturgie des Rameaux nous place chaque année devant cet étonnant paradoxe, incarné d’ailleurs par l’attitude de la foule. «Ces personnes suivaient plus une image du Messie que le Messie. -Elles admiraient Jésus mais elles n’étaient pas prêtes à se laisser étonner par lui», analyse le Pape qui distingue précisément l’admiration, à la recherche de ses propres goûts et attentes, de l’étonnement, ouvert à la nouveauté. Or, l’admiration ne change pas le cœur, elle ne suffit pas. Décider de suivre le Christ implique nécessairement de passer de l’admiration à l’étonnement.

Jésus étonne par son choix de l’anéantissement; c’est en prenant la voie de l’humiliation qu’il parvient à la gloire. «Cela étonne: voir le Tout-Puissant réduit à rien (…), voir le Roi des rois avoir pour trône une potence. Voir le Dieu de l’Univers dépouillé de tout». Le Christ «monte sur la croix pour descendre dans notre souffrance», pour éprouver nos états d’âme, expérimenter dans sa chair nos plus criantes contradictions et nos fragilités les plus honteuses afin de les transformer, explique encore François.

En se laissant étonner par Jésus, l’on retourne à la vie, et l’on découvre que sa grandeur réside dans la certitude de se savoir aimés et dans la beauté d’aimer à son tour.

A la fin de la Messe, le Pape François a récité la prière de l’Angelus depuis l’autel de la chaire et a lancé un appel à la suite de l’attentat de Makassar, en Indonésie.

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