· Cité du Vatican ·

Que les médias aident les personnes à ne pas s’isoler

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Messe à Sainte-Marthe du 1er avril 2020

01 avril 2020

Introduction

Aujourd'hui, je voudrais que nous priions pour tous ceux qui travaillent dans les médias, qui travaillent pour communiquer, actuellement, pour que les gens ne soient pas trop isolés; pour l'éducation des enfants, pour l'information, pour aider à supporter ce temps de fermeture.

Homélie

Au cours de ces journées, l'Eglise nous fait écouter le chapitre huit de Jean: il y a une discussion très animée entre Jésus et les docteurs de la Loi. Et surtout, ils cherchent à faire apparaître leur propre identité: Jean cherche à s'approcher de cette lutte pour éclaircir sa propre identité, ainsi que celle de Jésus et celle qu'ont les docteurs. Jésus les coince en leur faisant voir leurs contradictions. Et ceux-ci, à la fin, ne trouvent pas d'autre issue que l'insulte: c'est l'une des pages les plus tristes, c'est un blasphème. Ils insultent la Vierge.

Mais en parlant de l'identité, Jésus dit et conseille aux juifs qui avaient cru: “Si vous demeurez dans ma parole, vous serez vraiment mes disciples” (Jn 8, 31). On retrouve ce mot si cher au Seigneur, qu'il répétera tant de fois, et également lors de la cène: demeure. “Demeurez en moi”. Demeurer dans le Seigneur. Il ne dit pas: “Etudiez bien, apprenez bien les raisonnements: il considère cela comme évident. Mais il va à la chose la plus importante, celle qui est la plus dangereuse pour notre vie, si on ne la fait pas: demeurer. “Demeurez dans ma parole” (Jn 8, 31). Et ceux qui demeurent dans la parole de Jésus ont leur propre identité chrétienne. Et quelle est-elle? “Vous serez vraiment mes disciples” (Jn 8, 31). L’identité chrétienne n'est pas un document qui dit: “Je suis chrétien”, une carte d'identité: non. C'est le discipolat. Si tu demeures dans le Seigneur, dans la Parole du Seigneur, dans la vie du Seigneur, tu seras un disciple. Si tu ne demeures pas, tu seras quelqu'un qui sympathise avec la doctrine, qui suit Jésus comme un homme qui est très charitable, qui est très bon, qui a des valeurs justes, mais c’est le discipolat qui est précisément la véritable identité du chrétien.

Et ce sera le discipolat qui nous donnera la liberté: le disciple est un homme libre parce qu'il demeure dans le Seigneur. Et que signifie “demeurer dans le Seigneur? Se laisser guider par l'Esprit Saint. Le disciple se laisse guider par l'Esprit Saint, c'est pourquoi le disciple est toujours un homme de la tradition et de la nouveauté, c'est un homme libre. Libre. Il n'est jamais sujet à des idéologies, à des doctrines au sein de la vie chrétienne, des doctrines que l'on peut discuter… il demeure dans le Seigneur, c'est l'Esprit qui l'inspire. Quand nous élevons un chant à l'Esprit, nous lui disons qu'il est un hôte de l'âme, (cf. Hymne Veni, Sancte Spirítus), qu'il habite en nous. Mais seulement si nous demeurons dans le Seigneur.

Je demande au Seigneur qu'il nous fasse connaître cette sagesse de demeurer en Lui et nous fasse connaître cette familiarité avec l'Esprit: l'Esprit Saint nous donne la liberté. Et cela est l’onction. Celui qui demeure dans le Seigneur est un disciple, et le disciple est un oint, un oint de l'Esprit, qui a reçu l'onction de l'Esprit et qui la fait aller de l’avant C'est la route que Jésus nous fait montre pour la liberté et également pour la vie. Et le discipolat est l'onction que reçoivent ceux qui demeurent dans le Seigneur.

Que le Seigneur nous fasse comprendre cela, ce qui n'est pas facile: car les docteurs ne l'avaient pas compris, c’est avec la tête et avec le cœur qu’on comprend cette sagesse de l'onction de l'Esprit Saint qui fait de nous des disciples.

Prière pour faire la communion spirituelle:

Les personnes qui ne peuvent pas communier sacramentellement font à présent la communion spirituelle.

A Tes pieds, ô mon Jésus, je me prosterne et je T'offre le repentir de mon cœur contrit qui demeure dans son néant et en Ta sainte présence. Je t'adore dans le Sacrement de Ton amour, l'ineffable Eucharistie. Je désire te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur t'offre. Dans l'attente du bonheur de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit. Viens à moi, ô mon Jésus, que je vienne à Toi. Que Ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et pour la mort. Je crois en toi, j'espère en toi, je t'aime. Ainsi soit-il.