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Vaincre la dureté des cœurs

· ​Messe à sainte-Marthe ·

C’est contre les fermetures pusillanimes et craintives, l’idéologie têtue obstinée et rebelle et la double vie de compromis entre tentation et séduction que le Pape François a mis en garde, au cours de la Messe célébrée à Sainte-Marthe le jeudi 17 janvier, en relançant l’engagement à « ne pas glisser vers un cœur pervers ». Mais à « croître » avec la parole de Dieu, ouverts « à l’activité de l’Esprit Saint ».

Pour le Pape, le point de départ de la méditation est venu de la « première lecture : l’auteur de la lettre aux Hébreux (3, 7-14) nous envoie un message : c’est un avertissement très clair : "Attention, mes frères, que l’on ne trouve en aucun d’entre vous un cœur pervers et sans foi qui s’éloigne du Dieu vivant" ».

« Il y a trois mots qui peuvent nous aider à comprendre ce que veut dire ce théologien ». « Le premier mot » est « "dur", dureté de cœur ; le second mot qu’il utilise est "obstination", c’est précisément "obstination" ». Et « le troisième mot est "séduction" ». Donc, « trois mots qui peuvent nous aider à voir si mon cœur glisse vers ce qu’il appelle le cœur pervers ».

Le Pape a affronté avant tout la question de la « dureté du cœur », en constatant que « Jésus avait trouvé partout des gens qui étaient fermés à son message ». En réalité, « la dureté du cœur peut avoir lieu dans notre vie pour de nombreuses raisons, de nombreux motifs : par exemple une forte douleur, pensons aux disciples d’Emmaüs : ils étaient fermés ». Et « la douleur rend dur, les coups durcissent la peau ». Mais « Thomas aussi, l’apôtre, ne voulait pas entendre d’histoires : "Nous avons vu le Seigneur ! – "Oui, oui, mais je ne touche pas je ne crois pas, je n’y crois pas" ». Un discours « clair » d’un « cœur dur à cause de la souffrance ». A ce propos, « nous pouvons nous demander : est-ce que j’ai le cœur dur, est-ce que j’ai le cœur fermé ? ». François a rappelé que « l’on grandit toujours avec les épreuves, avec les difficultés, on grandit comme nous grandissons tous enfants : nous apprenons à marcher en tombant ». Voilà la signification du mot « dureté ». Et la même chose vaut pour la « fermeture », qui est l’attitude des « pusillanimes ». Et « la pusillanimité est une attitude mauvaise chez un croyant, il lui manque le courage de vivre, il se ferme, il est pusillanime ».

« Le second mot est "obstination" », « obstination et être rebelle vont de pair » et sont les attitudes propres de « ceux qui » disent « non, je crois cela et je pense cela ». C’est précisément « l’accusation qu’Etienne lance à ceux qui le lapideront : "obstinés" ». En pratique, « ce sont ceux qui ne veulent rien entendre de différent de ce qu’ils pensent, ils sont fermés mais dans leur propre pensée et ne sont pas ouverts à l’Esprit Saint : ce sont les idéologues ». Du reste, « l’idéologie est une obstination ». Et « la parole de Dieu, la grâce de l’Esprit Saint n’est pas une idéologie : c’est la vie qui te fait croître, aller de l’avant ». En revanche, « l’obstination est également orgueil, prétention ». « Mais est-ce que j’ai un cœur têtu ? ». « Est-ce que je suis capable d’écouter les autres personnes et si je ne suis pas de leur avis, dire "moi je pense ceci" ? Est-ce que je suis capable de dialoguer ? ».

« Le troisième mot est "séduction" ». « Le cœur faible doit s’apercevoir qu’il y a quelqu’un qui veut entrer et dominer son cœur ». « C’est notre lutte quotidienne contre les tentations, contre les séductions ». Mais « le diable n’est pas stupide, il est très intelligent, plus que tous les théologiens : c’est un grand théologien le diable, mais sans foi, avec la haine ». Et « lui sait comment entrer dans le cœur des gens et comment proposer les choses ». Précisément « comme il l’a fait avec Eve ». Il « le sait : c’est un grand séducteur ».

Et nos tentations viennent de là : le cœur pervers est celui qui se laisse aller à la séduction et la séduction le conduit à l’obstination, à la fermeture et à tant d’autres choses ». Et « que peut-il arriver quand on est « séduits par le diable ? Avec les durs, la pusillanimité ; avec les obstinés et les rebelles, l’idéologie ; et avec la séduction, ou bien tu te convertis et tu changes de vie, ou tu essaies de faire des compromis ».

En conclusion, François a reproposé les paroles et le contenu du passage de la lettre aux Hébreux : « Veillez, frères, à ce qu’en aucun de vous ne se trouve un cœur pervers, un cœur durci, qui te conduit à la pusillanimité ; un cœur obstiné qui te conduit à la rébellion, qui te conduit à l’idéologie ; un cœur séduit, esclave de la séduction, qui te conduit à un christianisme de compromis ». Pour cette raison, a-t-il suggéré, « demandons à l’Esprit Saint qu’il nous illumine pour ne pas avoir un cœur pervers ».

EDITION PAPIER

 

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19 mai 2019

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