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Recommençons à partir de Zacchée

· Entretien avec le recteur de l'université pontificale du Latran sur la théorie et la pratique de l'éducation ·

Quelles sont les priorités incontournables dans la formation des formateurs ?

Le monde dans lequel nous vivons est caractérisé par un pluralisme culturel effréné. Chercher des points communs semble parfois une entreprise impossible. Ce que nos Pères nous ont transmis est remis en discussion sans exception et, souvent, avec une agressivité qui me paraît bien résumée par l’expression employée par le Pape à propos d’un « Occident qui se hait lui-même ». Dans ce cadre, les objectifs de formation sont obligatoires : retrouver la signification de la dignité humaine, de chaque homme individuellement, en surmontant les divers réductionnismes de l’être humain qui, de différents côtés, font parvenir le son de leurs sirènes ; retrouver la valeur du dialogue, entendu comme désir sincère d’ «écoute de l’autre » ; retrouver la valeur contemplative de la vie ordinaire, c’est-à-dire la capacité de découvrir l’Absolu dans une approche de la réalité en mesure de surmonter la tentation impérieuse du nihilisme. C’est dans cette perspective que l’université pontificale du Latran  suit depuis environ deux ans un projet de formation articulé, axé sur quatre points stratégiques : l’étude de l’urgence éducative ; la formation des formateurs ; le développement de la communication à l’intérieur et à l’extérieur de l’université ; la promotion de la pastorale universitaire, entendue globalement comme accompagnement efficace, une véritable orientation, des membres de la communauté académique dans leur formation intégrale, humaine et chrétienne.

Comment retrouver la « catégorie du témoignage » dans la foi vécue ?

C’est précisément la catégorie du témoignage qui qualifie de manière décisive le profil  de l’enseignant au sein de  l’université du Latran. Tout en respectant  la « laïcité » de la profession, de la recherche et de l’enseignement, celui qui enseigne dans l’université du Pape ne peut être qu’un témoin de la foi, un expert de cette synthèse théologique, à laquelle notre enseignement doit conduire, quelle que soit la discipline de départ.

« First international meeting of young catholics for social justice »  (Première rencontre internationale des jeunes catholiques): pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?

La situation des jeunes est dramatique. Dans ce contexte, l’Eglise doit appeler au rassemblement toutes ses énergies, tout d’abord spirituelles, mais aussi matérielles, afin que les jeunes puissent trouver en elle un havre sûr. L’objectif de cette rencontre, que nous accueillerons dans notre université,  est celle de donner voix à ces jeunes qui expriment quotidiennement leur foi dans toutes sortes d’engagements sociaux. Les promoteurs de l’événement sont les jeunes du mouvement international W4B : We’re for Benedict, né récemment à partir des réseaux sociaux. Le Conseil pontifical pour la promotion de la nouvelle évangélisation, comme celui de justice et paix, leur ont accordé leur haut patronage. Mon rêve, en tant que fils d’un grand idéaliste comme le fut don Bosco, est que de cette expérience puisse naître un organisme international de jeunes catholiques, engagés de manière permanente pour définir des lignes communes d’action dans le domaine social.

EDITION PAPIER

 

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22 septembre 2019

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