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Qu’est-ce qu’une canonisation équipollente

Le jeudi 10 mai, le Pape Benoît XVI a étendu à l’Eglise universelle le culte liturgique en honneur de sainte Hildegarde de Bingen. Il s’agit d’un cas typique de «canonisation équipollente». Mais que signifie cette expression?

Dans son œuvre De Servorum Dei beatificazione et de Beatorum canonizatione , Benoît XIV a formulé la doctrine sur la canonisation équipollente; cela signifie que le Pape étend d’autorité à toute l’Eglise le culte d’un serviteur de Dieu non encore canonisé, à travers l’inscription de sa fête, avec messe et office, dans le Calendrier de l’Eglise universelle.

Dans cet acte pontifical — écrit Fabijan Veraja dans son livre Le cause di canonizzazione dei santi (Librairie Editrice Vaticane, 1992) — Benoît XIV identifie les conditions d’une véritable canonisation, c’est-à-dire d’un jugement définitif rendu par le Pape sur la sainteté d’un serviteur de Dieu.

Ce jugement, toutefois, n’est pas exprimé à travers la formule traditionnelle de canonisation, mais par un décret obligeant pour toute l’Eglise à vénérer ce serviteur de Dieu avec le culte réservé aux saints canonisés. Bien des exemples de cette forme de canonisation remontent au pontificat de Benoît XIV; par exemple les saints Romuald (canonisé 439 ans après sa mort), Norbert, Bruno, Pierre Nolasque, Raymond Nonnat, Jean de Matha, Félix de Valois, la reine Marguerite d’Ecosse, le roi Etienne de Hongrie, Venceslas duc de Bohême et le Pape Grégoire VII.

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12 décembre 2018

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