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Non à la traite des personnes
et aux autres esclavages

· Une publication rassemble les interventions au congrès qui s'est déroulé en juin au Vatican ·

Depuis la note de sa main (mai 2013), dans laquelle le Pape François nous demandait « d'étudier les trafics humains et l'esclavage moderne », il m'est apparu clair qu'il aurait été demandé à l'Académie pontificale des sciences sociales (APSS) de sortir de sa zone de confort faite de discussions théoriques abstraites, liées de manière légère, pour utiliser un euphémisme, à la réalité. L'APSS s'est donc trouvée face à trois devoirs. Le premier d'établir un consensus interne, le deuxième la formation d'alliances extérieures, et le troisième, l'évaluation d'où et comment exercer une pression politique concrète.

L'assemblée plénière de l'APSS (avril 2015) a donné l'élan à notre nouvelle maturité. Nos recommandations ont été vigoureuses et toutes centrées sur les victimes. En étant pleinement d'accord sur le fait que la « criminalisation » des trafiquants était une condition nécessaire pour l'élimination du trafic, nous avons souligné que cela n'était pas une condition suffisante pour éradiquer ses conséquences pour les survivants. Peu était fait, mis à part les efforts d'agences de bénévoles et d'ordres religieux, pour restituer à ces derniers leur dignité et les réintégrer dans le tissu humain comme personnes libres. Donc, les points de vues de l'APSS se sont affinés ; si nos recommandations avaient une devise, il s'agissait de « Ré-établissement et non rapatriement ». Le 1er septembre 2015 a été adopté le texte définitif des Objectifs de développement durable de l'ONU, qui au numéro 8.7 souhaitait des « mesures immédiates et concrètes pour éradiquer le travail forcé, mettre fin à l'esclavage moderne et au trafic d’êtres humains, et s'assurer de l'interdiction et de l'élimination des pires formes de travail des mineurs »

Dans quelle direction devait aller l'APSS pour se rendre utile ? Revenant à l'établissement d'alliances extérieures, l'assemblée des juges internationaux engagés de près non seulement dans les sentences mais aussi dans les mesures en faveur des survivants, a donné un témoignage éloquent lorsque 103 d'entre eux ont signé la Déclaration définitive.

Margaret S. Archer

EDITION PAPIER

 

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20 septembre 2019

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