Avis

Ce site utilise des cookies...
Les cookies sont de petits fichiers textes qui permettent d’améliorer votre expérience de navigation sur notre site. En navigant sur ce site vous autorisez l’utilisation des cookies. Vous trouverez davantage d’informations sur l’utilisation des cookies en consultant les Conditions d’utilisation.

Les Africains sans eau

· Plus de deux millions de personnes désormais sans ressources hydriques pour leurs propres besoins et pour leur bétail ·

La sécheresse menace surtout l'Angola et la Namibie

La sécheresse qui frappe depuis des mois les régions méridionales de l'Angola et de la Namibie s'est désormais transformée en urgence humanitaire, avec plus de deux millions de personnes privées de sources d'eau pour leurs propres besoins et pour leur bétail. Selon une note diffusée par l'UNICEF, l'agence des Nations unies pour l'enfance, 22 millions de dollars sont nécessaires pour faire face aux nécessités immédiates des populations locales, déjà à bout, surtout en ce qui concerne les enfants. « L'urgence vient de commencer – explique la note – mais l'on prévoit qu'elle pourra empirer et qu'une assistance urgente est nécessaire pour les populations frappées, en particulier les femmes et les enfants qui souffrent d'une crise alimentaire et de santé dans les deux pays ». Selon les données diffusées par Patrick Mc Cormick, le porte-parole de l'UNICEF à Genève, le bureau namibien de l'agence des Nations unies a demandé des aides pour 7,4 millions de dollars et le bureau angolais pour 14,3 millions de dollars.

Comme on l'a dit, la crise ne s'est pas encore transformée en catastrophe, comme cela est souvent survenu par le passé, mais elle a frappé plus de deux millions de personnes dans des zones arides. En Angola, selon des informations officielles et d'organisations non gouvernementales, au moins un million et demi de personnes sont frappées par la sécheresse dans le sud du pays, où des millions de plantations ont été détruites et où l'absence de nourriture pour le bétail oblige les populations à migrer à la recherche de nourriture et d'eau. Il s'agit de 540,000 personnes dans la province de Cunene, de 830,000 dans celle de Huila et d'au moins 250,000 dans celle de Namibe. Selon ce que rapporte le gouvernement provincial de Cunene, au cours de l'année écoulée, les précipitations ont représenté un tiers de la moyenne des pluies tombées au cours des dix dernières années.

EDITION PAPIER

 

EN DIRECT

Place Saint-pierre

18 octobre 2019

NOUVELLES SUR LE THÈME