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​Le courage de la prière

· ​Messe du Pape à Sainte-Marthe ·

Pour prier vraiment, le chrétien a besoin de «courage» car, fort de sa propre foi, il doit aller jusqu'à défier le Seigneur, en trouvant toujours la manière de surmonter, sans douter, les «difficultés» inévitables. C'est une véritable analyse du style de prière de chacun que le Pape François a suggérée, lors de la Messe célébrée vendredi 12 janvier à Sainte-Marthe. L'homélie s'est inspirée de l'attitude du lépreux et du paralytique qui demandent à Jésus d'être guéris, comme le raconte l'Evangile de Marc.

«La liturgie d'aujourd'hui fait entendre ce passage de l'Evangile qui est une guérison: Jésus guérit» (2, 1-12) ; dans ce passage on raconte précisément la guérison du paralytique.

«Cela nous fait penser à la façon dont est la prière pour demander quelque chose au Seigneur dans l'Evangile, comment prient ces personnes qui ont réussi à avoir ce qu'elles demandent». Dans le passage proposé le jeudi 11 dans la liturgie «cela a été très simple: un lépreux vint auprès de Jésus, le regarda et lui dit: “si tu veux, tu peux me purifier”», «si tu veux, tu peux; si tu ne me guéris pas, c'est parce que tu ne veux pas». Il dit «les choses clairement, mais il avait la foi et la vraie prière naît de cette foi».

«Mais il y avait un autre homme qui demanda à Jésus de guérir son fils possédé par le démon. Devant cet homme qui doutait, Jésus réplique que «tout est possible à celui qui croit». Il faut «toujours la foi au début. On doit partir de la foi et le faire dans la foi: j'ai la foi dans le fait que tu peux me guérir».

Il faut donc «la prière dans la foi». Et à ce propos, le Pape a invité à se demander: «Comment est-ce que je prie? Quand j'ai besoin de quelque chose, comment est-ce que je la demande? Je la demande à partir de ma foi, ou est-ce que je la demande un peu comme un perroquet?».

En effet, «la prière, si je demande quelque chose, part de la foi; et si je n'ai pas beaucoup de foi», on peut «dire: “Je crois, Seigneur, mais aide mon peu de foi”». C'est pourquoi, a-t-il suggéré, nous devons «commencer la prière ainsi et, avec cette foi, défier le Seigneur».

«Dans l'Evangile, il y a beaucoup de personnes ainsi. «Pensons à cette petite vieille qui depuis dix-huit ans souffrait d'hémorragies: Jésus était loin et il y avait une grande foule, mais elle dit: “Si je réussis à toucher un pan de son manteau, je serai sauve”». C'est «une foi forte, elle s'est faufilée parmi les gens: elle avance, elle avance, et elle touche». Et «Jésus s'en est aperçu et elle a guéri». Voilà, il faut du «courage pour arriver au Seigneur, du courage pour avoir foi au début: “Si tu veux, tu peux me guérir, si tu veux, je crois”». Et aussi du «courage pour m'approcher du Seigneur, quand il y a des difficultés». Il faut précisément «ce courage: très souvent il faut de la patience et savoir attendre le moment, mais ne pas renoncer, aller toujours de l'avant».

Sur cette ligne, il y aussi «beaucoup de saints: pensons à sainte Monique qui a prié, qui a tant pleuré pour la conversion de son fils Augustin» et qui «a réussi à l'obtenir». «Dans la prière, on joue gros et s'il y a des difficultés, on surmonte ces difficultés».

«La prière chrétienne naît de la foi en Jésus et va toujours avec la foi au-delà des difficultés». «Le Seigneur nous a dit: “Demandez et il vous sera donné”». 

EDITION PAPIER

 

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23 avril 2018

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