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​La grand-mère de Lesbos qui allaitait les petits migrants est morte

C’était en 2015. Sa photo fit le tour du monde : l’image – qui montrait Maritsa Mavrapidou, assise sur un banc avec deux autres personnes âgées, tandis qu’elle donnait le biberon à un nouveau-né à peine débarqué en Grèce – devint le symbole de l’autre visage de l’Europe. La maman du bébé, debout à ses côtés, regardait souriante. La grand-mère des réfugiés (comme elle fut rebaptisée par la presse) est morte le 16 janvier à quatre-vingt dix ans. Fille elle-même de réfugiés originaires de Turquie, elle était arrivée en Grèce en 1922 lors d’un dramatique échange de populations entre les deux pays. Maritsa aimait rappeler qu’elle aussi était fille de réfugiés. Et, à propos des migrants, elle ajoutait : « Si ils ont pris le risque de se noyer, cela veut dire qu’ils ne pouvaient pas rester ». Analphabète, avec ses amies, Maritsa a été très active au moment-clou de la crise migratoire en 2015, portant des vêtements, de la nourriture et du pain qu’elle faisait à qui débarquait sur les côtes de l’île grecque. C’est pour cela qu’en 2016 avec un groupe de résidents de Lesbos, elle a été candidat au prix Nobel de la paix : « Si quelqu’un arrive avec des embarcations et est dans le besoin, nous l’aidons simplement », avait-elle commenté.

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23 octobre 2019

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