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La dictature de la pensée unique

· Messe à Sainte-Marthe ·

«Aujourd’hui aussi il y existe la dictature de la pensée unique». Si l’on ne pense pas d’une certaine manière, on n’est pas considérés modernes, ouverts. Et c’est encore pire «quand certains gouvernants demandent une aide financière» et s’entendent répondre: «mais si tu veux cette aide tu dois penser ainsi et tu dois faire cette loi, et cette autre».

Le risque de la pensée unique qui mine la relation avec Dieu a été au centre de l’homélie du Pape François au cours de la Messe célébrée jeudi matin, 10 avril, à la Maison Sainte-Marthe. «Le phénomène de la pensée unique» a toujours causé «des malheurs dans l’histoire de l’humanité» a affirmé le Saint-Père en rappelant également les tragédies des dictatures du XXe siècle. Mais, a-t-il dit, on peut réagir: en priant et en veillant.

Se référant aux lectures du jour, le Pape a souligné que la liturgie «nous fait voir la promesse de Dieu à Abraham notre père».

Le Pape s’est ensuite inspiré du passage de l’Evangile de Jean (8, 51-59), rappelant que les pharisiens présentés aujourd’hui dans ce passage «avaient une pensée unique et voulaient imposer cette pensée au peuple de Dieu. C’est pourquoi Jésus leur reproche de poser sur les épaules du peuple tant de commandements. Il leur reproche leur incohérence» due à leur pensée: «on doit faire ainsi!». De cette manière, ils ont une «théologie qui devient esclave de ce schéma de pensée unique». Pour finir, «il n’y a pas de possibilité de dialogue, de s’ouvrir aux nouveautés que Dieu apporte avec les prophètes». Du reste ces gens «ont tué les prophètes» et ont fermé «la porte à la promesse de Dieu».

Le «phénomène de la pensée unique» a toujours causé «des malheurs dans l’histoire de l’humanité» a affirmé le Pape. «Au siècle dernier, nous avons tous vu les dictatures de la pensée unique qui ont fini par tuer tant de gens». Elle se sentaient maîtresses de la situation et «on ne pouvait pas penser autrement: on pense ainsi»!

Mais «aujourd’hui aussi — a mis en garde le Pape — il existe l'idolâtrie de la pensée unique. Aujourd'hui on doit penser ainsi, et si tu ne penses pas ainsi tu n’es pas moderne, tu n’es pas ouvert». Ou pire, a-t-il poursuivi, de nombreuses fois «quand certains gouvernants demandent une aide financière, ils s’entendent répondre “mais si tu veux cette aide, tu dois penser ainsi et tu dois faire cette loi, et cette autre, cette autre encore”».

Donc, «aujourd’hui aussi existe la dictature de la pensée unique et cette dictature est la même que celle de ces gens» dont parle l’Evangile. La manière de faire est la même. Ce sont des personnes qui «prennent des pierres pour lapider la liberté des peuples, la liberté des personnes, la liberté des consciences, la relation des personnes avec Dieu. Et aujourd’hui Jésus est crucifié une autre fois».

Et ainsi, a poursuivi le Pape, «cela n’est pas une histoire qui remonte à cette époque, des méchants pharisiens — il y avait aussi de bons pharisiens — de ces gens fermés. C’est aussi une histoire actuelle». Et «le conseil du Seigneur face à cette dictature est toujours le même: veiller et prier».

Le Pape a conclu en exhortant à «ne pas être sots», à ne pas acheter des choses qui ne servent pas. Et à «être humbles et à prier pour que le Seigneur nous donne toujours la liberté du cœur ouvert pour recevoir sa parole qui est promesse et joie! Elle est une alliance! Et avec cette alliance aller de l’avant».

EDITION PAPIER

 

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22 novembre 2019

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