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Et le commandant Vero frappa à la porte de mère Adele

· Les ordres religieux au cours des années difficiles de la Seconde Guerre mondiale ·

Des fleuves d’encre ont été écrit jusqu’à présent sur la Résistance. Mais ce n’est que récemment que s’est fait jour un filon historiographique qui tend à redécouvrir toutes les formes de Résistance non armée, en fournissant une relecture suggestive des phases cruciales qui ont marqué cette période, en assumant comme point d’observation les divers ordres religieux, masculins et féminins qui dans ces années-là vit le clergé assumer une véritable fonction civile (parfois interprétée en termes de remplacement). Une fonction qui se traduisait concrètement en offrant assistance et hospitalité dans les milieux ecclésiastiques aux très nombreux persécutés (anciens chefs fascistes, juifs et résistants) pour leur fournir un refuge providentiel, indépendamment de leur foi religieuse ou de leur couleur politique, au point d’avoir été définie l’«heure de la charité». Ainsi, tandis que dans l’Italie du Sud (déjà libérée) la lutte se déroulait au grand jour, dans l’Italie du centre et du nord occupée par les Allemands, les groupes de résistants étaient obligés d’agir dans la clandestinité la plus rigoureuse.

Giovanni Preziosi analyse certains épisodes. L’un d’eux est celui du résistant Giuseppe Marozin, dont le nom de guerre était Vero, qui a joué un rôle controversé dans la lutte de libération dans les vallées aux frontières entre la province de Vicence et de Vérone. Piégé par les nazi-fascistes, le 23 octobre 1944, Morazin s’adressa au père Antonio Fasani, curé de Lughezzano (non loin de Vérone), qui demanda immédiatement à Mère Adele Adami, responsable des sœurs canossiennes du lieu, de cacher dans leur maison sa fille Vera d’à peine deux ans, qui demeura auprès d’elles jusqu’à la fin du conflit. Preziosi raconte également l’épisode qui conduisit à la libération du célèbre prêtre de Bozzolo, le père Primo Mazzolari, grâce à l’intervention d’un audacieux frère franciscain, le père Enrico Zucca.

Autant d’épisodes qui témoignent de l’existence d’une Résistance, menée en empoignant, plutôt que les fusils, les armes de la charité et qui, grâce au sacrifice de nombreux hommes et femmes, contribua à écrire l’une des pages les plus suggestives de l’histoire italienne.

EDITION PAPIER

 

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26 février 2020

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