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En oubliant qu’il y a une histoire

· Beaucoup de stéréotypes dans un ouvrage français sur les femmes et l’Eglise ·

« Ce que veulent les femmes n’est pas nécessairement ce que veulent les hommes pour elles : elles réclament moins de différence, en particulier sexuée, plus d’égalité et de considération ». Voici ce qu’écrivent Maud Amandier et Alice Chablis dans leur livre Le déni. Enquête sur l'Eglise et l'égalité des sexes (Paris, Bayard Editions, 2014, 400 pages, 18 euros), introduit par une préface élogieuse du jésuite Joseph Moingt. 

On ne peut qu’être d’accord avec cette affirmation, et beaucoup des autres critiques contenues dans l’ouvrage mais par pour autant – écrit Lucetta Scaraffia – avec le parcours historique et documentaire reconstruit par les auteurs, qui les conduit ensuite, bien sûr, à des conclusions qu’on ne peut partager. Il est en effet surprenant que des héritières du catholicisme français si cultivé puissent proposer une synthèse critique de l’histoire de l’Eglise aussi pauvre et approximative. Il suffit de penser qu’elles accusent l’Eglise d’avoir manqué son rendez-vous avec la modernité offert par la Renaissance ! Et non seulement elles ne donnent pas les preuves d’une bonne connaissance de l’histoire de l’Eglise, mais pas plus de l’histoire sociale. Elles ignorent en effet, pour quelque époque que ce soit, quelle est la condition effective des femmes, et s’interdisent donc la possibilité d’évaluer quel a été le rôle du christianisme dans la détermination de leur destin.

EDITION PAPIER

 

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19 janvier 2020

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